Chantier réalisé · Août 2026

Pose d’un chapeau de cheminée à RambouilletUne souche restée ouverte, coiffée en une demi-journée

Chapeau de cheminée en béton posé sur une souche à Rambouillet par Moïse Fortin, août 2026
La souche coiffée : pied de chapeau scellé sur l’arase et dalle de couronnement en débord.

Chantier réalisé début août 2026 à Rambouillet : la souche de cheminée était restée à nu, conduit ouvert en plein ciel. Nettoyage de l’arase, scellement d’un pied de chapeau béton 20 × 40, puis pose de la dalle de couronnement sur ses quatre montants.

  • Rambouillet (78120)
  • Souche maçonnée enduite
  • Chapeau béton 20 × 40
  • Une demi-journée sur place

Garantie décennale

Souche de cheminée en béton à l’arase ouverte, conduit en terre cuite visible, avant pose du chapeau à Rambouillet
Le point de départ : arase à nu, boisseau ouvert, la pluie tombe directement dans le conduit.

Une souche ouverte, et toute la pluie qui descend dans le conduit

Sur cette maison de Rambouillet, la souche n’avait jamais été coiffée. L’arase était à nu et le boisseau en terre cuite ouvert en plein ciel : à chaque averse, l’eau entrait directement dans le conduit au lieu d’être renvoyée sur la couverture.

Un conduit qui reste humide, ce n’est pas seulement une odeur de suie mouillée dans la pièce de vie. L’eau se charge des dépôts accumulés sur les parois et redescend jusqu’au foyer, elle attaque le mortier des boisseaux de l’intérieur, et l’humidité finit par traverser la maçonnerie et à laisser des auréoles sur le mur de la souche, en comble comme en pièce chauffée. Le gel de l’hiver fait le reste : il fait éclater le mortier gorgé d’eau, joint après joint.

Le propriétaire a d’abord cru à une fuite de toiture au droit de la cheminée : c’est le réflexe logique, puisque la trace apparaît au plafond, près du conduit. Une fois sur le toit, le constat était plus simple — le solin en pied de souche tenait correctement, et c’est bien par le haut que la maison prenait l’eau.

La réponse tient en une pièce : un chapeau de cheminée, qui ferme le dessus de la souche tout en laissant les fumées s’échapper sur les quatre côtés.

Le chantier en images

Les deux temps de la pose

Pied de chapeau béton 20 x 40 scellé au mortier sur l’arase d’une souche de cheminée à Rambouillet

Nettoyage de l’arase et scellement du pied de chapeau

L’arase de la souche est d’abord dégagée et brossée pour retirer la mousse, le sable et les résidus de mortier qui empêcheraient une bonne prise. Je pose ensuite le pied de chapeau, une embase en béton percée à la section du conduit — ici du 20 × 40, la dimension gravée sur la pièce — que je scelle au mortier sur tout son pourtour. C’est cette embase qui reprend l’aplomb de la souche et qui porte les quatre montants sur lesquels viendra reposer la dalle.

Dalle de couronnement en béton posée sur les quatre montants du chapeau de cheminée, vue plongeante, Rambouillet

Pose de la dalle de couronnement sur les quatre montants

La dalle est présentée sur les quatre montants du pied de chapeau, alignée puis scellée à son tour. Elle déborde volontairement de la souche sur les quatre côtés : c’est ce débord qui renvoie l’eau de pluie à l’extérieur de la maçonnerie au lieu de la laisser ruisseler le long de l’enduit. Entre la dalle et l’embase, l’ouverture reste franche sur tout le pourtour, pour que les fumées sortent librement.

Ce que le chapeau change une fois posé

Une mitre en béton n’est pas un ornement. Posée sur une souche laissée ouverte, elle règle d’un coup plusieurs problèmes que le propriétaire mettait sur le compte de la toiture.

  • La pluie et la neige n’entrent plus dans le conduit : la maçonnerie sèche et le mortier des boisseaux cesse de se déliter sous l’effet du gel.
  • Le débord de la dalle éloigne le ruissellement de l’enduit de la souche, là où se forment les coulures noires et les départs de mousse.
  • Le tirage est plus régulier par vent fort : le chapeau casse les rabattements qui refoulaient la fumée vers le foyer.
  • Le conduit n’est plus une entrée ouverte pour les oiseaux et les débris qui l’obstruent en fin d’été.

Coiffer la souche ne dispense pas pour autant du ramonage annuel du conduit, qui reste obligatoire et qui répond à un autre risque : les dépôts de suie et de bistre produits par la combustion elle-même. Chapeau et ramonage se complètent, ils ne se remplacent pas.

Faut-il un chapeau sur toutes les cheminées ?

Non, et il vaut mieux le savoir avant de commander la pièce. Sur un conduit desservant une chaudière gaz ou fioul à ventouse, ou sur certains conduits tubés dont le constructeur impose une sortie libre, un chapeau mal choisi réduit la section de sortie et dégrade le tirage au lieu de l’améliorer. La règle : la surface de passage entre l’embase et la dalle doit rester au moins égale à celle du conduit — c’est ce qui dicte le choix du modèle et sa hauteur sous dalle.

L’état de la souche compte tout autant. Quand l’arase est fissurée, que les briques sont descellées ou que le solin a lâché, poser une mitre sur un support fatigué revient à repousser le problème d’une saison. Dans ce cas, la souche se reprend d’abord — arase refaite, joints repris, solin remplacé — avant d’être coiffée. Sur ce chantier de Rambouillet, la maçonnerie était saine : le chapeau a pu être scellé directement.

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